70 % des jeunes Camerounais se disent désillusionnés : comment transformer le désintérêt en engagement citoyen ?


La jeunesse camerounaise est aujourd’hui au cœur d’un paradoxe : désillusionnée par la politique traditionnelle, mais en quête d’un engagement réel pour influencer la société. Alors que les promesses électorales peinent à convaincre, une nouvelle génération aspire à des formes d’action citoyenne plus concrètes et inclusives.
Contexte
Selon une étude de la Friedrich-Ebert-Stiftung, près de 70 % des jeunes interrogés estiment que la politique ne répond pas à leurs attentes et se disent réticents à participer aux élections. Pourtant, la même enquête révèle que plus de 40 % considèrent l’engagement citoyen comme un devoir naturel, signe que la volonté d’agir existe, mais qu’elle doit être mieux canalisée.
Désillusion politique
– Les jeunes dénoncent la répétition des mêmes figures politiques et l’absence de renouvellement.
– Beaucoup expriment une frustration face aux promesses non tenues, renforçant le désintérêt pour les scrutins.
– Le sentiment dominant est celui d’une marginalisation dans les processus décisionnels, malgré leur poids démographique.
Besoin d’engagement réel
Face à cette désillusion, plusieurs pistes émergent :
– Participation citoyenne locale : implication dans les associations, projets communautaires et initiatives sociales.
– Mobilisation digitale : les réseaux sociaux deviennent des espaces d’expression et de revendication.
– Formation civique : outiller les jeunes pour comprendre les mécanismes de gouvernance et influencer les politiques publiques.
Résultats et perspectives
– Une jeunesse nombreuse et dynamique : plus de 60 % de la population camerounaise a moins de 35 ans.
– Un potentiel énorme pour renouveler le débat citoyen et construire une gouvernance plus inclusive.
– La clé : transformer la désillusion en action, en donnant aux jeunes des espaces de participation crédibles et transparents.
La jeunesse camerounaise n’est pas apathique : elle est désillusionnée mais prête à s’engager autrement. AfricTivistes CitizenLab Cameroun rappelle que chaque voix compte et que l’avenir du pays dépend de la capacité des jeunes à passer du désintérêt à l’action.
La question n’est plus de savoir si les jeunes veulent s’engager, mais comment créer les conditions pour qu’ils le fassent réellement.
Sources :
– Friedrich-Ebert-Stiftung, Les jeunes et l’engagement en politique
– DW, Cameroun : une jeunesse tiraillée entre désengagement et volonté de changement
– AfricaCoeurNews, Jeunesse camerounaise : promesses politiques et désillusion
– Politique Nationale de la Jeunesse, République du Cameroun